Le gang des Flingos du Sud

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Le gang des Flingos du Sud

Message par Bill-d-isere le Sam 3 Jan - 19:53

Il y avait, à une époque, de la côte d’Azur jusqu’à Valence, un gang qui maîtrisait tous les trafics de fruits et légumes. Que vous vouliez acheter une carotte ou vendre une cerise, il vous fallait obligatoirement passer par eux : le gang des Flingos du Sud, comme on les appelait !
Le chef était connu sous le nom de Phil Guévara, dit le « Tchévelu ». Il avait épousé en justes noces une grande artiste nommée « Bibi-Pot-de-plumes », célèbre peintre de grandes toiles et mondialement connue pour sa beauté légendaire.
Le gang était constitué de fortes personnalités dont la simple évocation des noms faisait trembler dans les chaumières. Il avait une base solide sur Monaco, plaque tournante à l’époque du légume frais. Le chef local n’était autre que John Caroto, une espèce de Sicilien de plus de 2 mètres de haut. On l’appelait le Yéti, suite aux dires de quelques récalcitrants qui lui étaient passés entre les mains ! Quelques petits plaisantins se sont parfois amusés à l’appeler Johnny Carotte, en rapport avec son activité. Mais aujourd’hui, on n’en a pas encore retrouvé tous les os…
Moi qui l’ai bien connu et l’ayant vu de mes yeux vu briser la nuque d’un commissaire divisionnaire d’un gabarit standard pour sa profession (sans même que son visage semble marquer le moindre effort) je peux vous dire que le craquement des vertèbres, accompagné par le déplacement de la moelle épinière jusque dans le cervelet dans le silence nocturne du commissariat de Juan les Pins vous reste en mémoire lorsque vous avez envie de plaisanter sur le blaze du Yéti ! C’est un jeu à ne pratiquer qu’en phase terminale d’un cancer des glaouies !
Le Yéti était toujours accompagné de son clone, Yanos Rastatranquilos, un Grec qui se prenait pour un chef Indien. Il était surnommé « Géronimo ». On le reconnaissait à ses chemises avec des motifs du plus bel effet hippie ainsi qu’à son tomahawk qu’il portait toujours à la ceinture. Les victimes de fracture du crâne inexplicable étaient fort nombreuses sur la côte d’Azur en ce temps là !
Sur Valence, le Dab était secondé par un certain Jo qu’on avait commencé par surnommer « réfrigérateur », puis SMX, c’est plus court. Ils l’appelaient ainsi car c’était un Flingo froid comme un frigo. Bibi-Pot-de-plumes l’appelait aussi « la Grenouille » car Jo-SMX ne supportait pas qu’on mette sa parole en doute. Dès lors que quelqu’un lui disait « tu crois ?», ce teigneux taiseux baffait sans sommation et l’interlocuteur se retrouvait avec les dents de droite rangées dans l’oreille de gauche.
Le gang des Flingos du Sud avait aussi des ramifications jusqu’en Suisse. Là, un certain Anthony Le Tôgne, qui était appelé Anthony 112 (car quand on avait à faire à lui, il ne restait plus qu’à faire le 112 sur son téléphone cellulaire pour que des pros viennent ramasser les restes de viande froide) assurait le relais du gang. L’Anthony 112, sous des airs angéliques cachait bien son jeu ! Il se baladait à bord d’engins hors d’âge, des casseroles qui affichaient plus d’un demi-siècle au compteur ! Mais plus personne dans toute la communauté helvétique n’osait voir que parfois, attaché au pare-choc arrière, un créancier insolvable ou un patron de bistrot à sec de bière se paya la traversée du St Bernard à 70 à l’heure ou gravissait n’importe quel col de montagne 20 fois dans la journée…
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Bill-d-isere le Sam 3 Jan - 19:54

Le gang des Flingos du Sud
2ème épisode



Le gang des Flingos du Sud voulait étendre son business sur un territoire plus vaste. La première idée du Tchévelu fut de se rapprocher d’autres Dabs qui souhaitaient se ranger des vélos. Il pensait, à juste titre, que ce serait moins onéreux en vie humaine !
Le premier contact fut pris avec un certain M’sieur Yvon. Ce gus contrôlait tout le nord de la France et même plus. Mais seulement une tafiole qui grattait pour lui (qu’on appelait «la Gauloise » ou «la Gitane » suivant où elle œuvrait) l’avait fumé en traître pour une histoire de bout de macadam mal redistribué. Avec six plombs dans les poumons, M’sieur Yvon n’était plus en état de gérer sa fine équipe qui rayonnait de la Belgique à la Bourgogne, en passant par l’autre côté de la Manche !
M’sieur Yvon était secondé par une espèce d’aventurier bourlingueur qui travaillait à découvert sous son propre nom : Jack Sélère ! Lui, il ne faisait que dans l’infaisable, les très gros fric-fracs. Il ne faisait que du lourd, du très lourd. Tout ce que personne n’osait faire, c’était pour lui. Tous ses casses étaient minutieusement préparés. Cela lui valait le respect de tous. A tel point qu’il aimait exhiber une photo où on le voyait recevoir une bise en public de la part de la Préfète de Police !
Dans cette équipe, il y avait aussi un British, un vrai avec chapeau melon et tout le toutim. Son nom était tellement compliqué que personne ne le retenait. Alors vu que son turbin à lui consistait à faire la pige aux gabelous entre le continent et les îles de sa gracieuse Majesté, on l’avait surnommé «le Père la Marine » (PM en abrégé). Sa signature, quand on venait lui compter le montant des taxes durant la traversée, c’était d’offrir un collier de parpaings à son interlocuteur avant de l’aider à faire baignade dans les eaux fraîches.
Autre personnage essentiel de la bonne tenue de la boutique de M’sieur Yvon : celui qu’on appelait le Professeur parce qu’il recrutait les gamins pour qu’ils deviennent les hommes de main du clan del ch’nord. Les services de police le connaissaient aussi sous le nom de St Luc, car avec son minois de jeune homme, on lui aurait donné le bon Dieu sans confession. Heureusement d’ailleurs, parce que moi qui les ai entendues ses confessions, je vous avouerai qu’il a fait couler plus de sang qu’il n’en faut pour faire le boudin de tout le défilé de la légion étrangère un 14 juillet à Paris !
Mais le M’sieur Yvon il avait recruté aussi de la donzelle. Et pas du bas de gamme, je vous prie. De la belle pouliche. Du genre qui vous fait grincer les cervicales quand vous les croisez, à vous faire bénir un réverbère pendant que vous avez la tête dans le dos !
Pour commencer, il avait dépravé une superbe fille des grands boulevards. Vu son job, on l’appelait «Miss Patouche ». Elle son gagne pain, c’était les yeux de braise et le sourire à vous foutre le palpitant à se faire flasher au radar automatique. Genre super poulette qui vous fout le feu à l’âme en huit secondes chrono, qui vous dit «c’est de la dynamite, mais pas touche » ! Alors pendant que le rombier alléché échafaude une stratégie pour lui foutre la main au panier, tout en conservant ses chances de lui conquérir le terril, la Miss, elle a déjà la main sur le larfeuille du taillo de passage. Quand pépère n’y tenant plus se laisse aller à vouloir tâter la marchandise, la Patouche d’un frottement rotulien élancé lui remettait le service trois pièces au fond du placard. Le cave n’avait plus qu’à boire un Madère, les rognons étaient déjà bien dénervés. L’autre minette du Dab se laissait appeler «pomme ». Elle son truc, c’était la maraude. Un p’tit truc par-ci, un autre par-là… Un peu au hasard mais sur un bon rythme ça paye aussi. Son blase ne venait pas de sa petite taille, mais plutôt de sa cerise sur le gâteau. Quand il lui fallait régler un petit diffèrent professionnel, sa joie à elle c’était d’attacher l’empêcheur de marauder en rond avec des sangles et de serrer de plus en plus fort, jusqu’à ce que son contradicteur tombe dans les pommes. Ensuite elle le pendait au plafond pour qu’il sèche. Elle disait que ça lui rappelait les saucissons dans la ferme de ses parents, en Bourgogne.
Pour éviter les guerres fratricides parmi tout son beau monde, M’sieur Yvon devant lâcher les commandes de sa boutique, il fila les clefs de l’établissement au Tchévelu et au gang des Flingos du Sud. Quelques rencontres entre les papy Boyington des deux ethnies auront suffi à caler les points d’accord pour que les affaires de chacun roulent proprement.
Du coup, Pat le Brac’ qui tenait commerce sur les terres d’Armorique et de toute la Bretagne préféra lui aussi faire alliance avec le gang des Flingos du Sud.
Pat le Brac’, ça aussi c’était un spécial ! Le gus avait bourlingué sur toute la planète en solitaire pour faire le trafic de métaux précieux, du Chili au Japon, en passant par le Turkménistan. C’est d’ailleurs par une technique apprise en Chine qu’il a décroché son patronyme. Le Pat quand tu lui serres la louche, si ta face de lavabo ne l’inspirait pas, par une rotation du poignet, il te faisait faire trois tours sur toi-même entraînant invariablement neuf fractures osseuses entre l’humérus, le radius et le cubitus. Après avoir croisé Pat le Bras cassé, dit Pat le Brac’ il ne te restait plus que l’amputation.
Pat le Brac’ était associé à une espèce de drôle de loufoque. Lui, son ouvrage c’était de vider les cours de ferme : tracteurs, outils, bestiaux qu’il fourguait on ne sait où. Mais ça, c’était son éclatement ! La maréchaussée le désignait du doux sobriquet de Power600. Parce que ce siphonné s’était bricolé un petit montage électrique qui balançait du 600 volts dans la peau des paysans pas assez rapides pour sortir leur bas de laine de l’armoire.
Les constats des médecins légistes disaient que les bouseux étaient cuits à point par le traitement de Power600.
Face à ce ralliement il ne restait plus que les terribles des alpes et les bûcherons de l’Est à être indépendants. Ils n’allaient pas tarder à rejoindre le gang des Flingos du Sud !
Mais ça, c’est une autre histoire…
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Bill-d-isere le Sam 3 Jan - 19:55

Le gang des Flingos du Sud
Episode 3
Le pisse-papier


Le Tchévelu profitait de la douceur d’un soir de printemps pour fumer son Havanne sur la terrasse de l’Abbaye de St Perray, transformée en casino clandestin par ses argousins depuis bien longtemps.
Un client de son claque s’approcha timidement : « Euh, vous êtes bien Monsieur Phil ? » Pas de réponse. Le Boss dévisageait cet impudent : un petit bonhomme pas très haut, un peu trop grassouillet, le regard fuyant d’un chien battu. Phil remarqua le crâne plutôt clairsemé. « il ne ferait pas un beau trophée pour Géronimo » se dit il. Le trois pommes suait abondamment « c’est bien vous qu’on appelle le Tchévelu ? » Je voudrai bosser pour vous.
Le Dab se dit que le cave était gonflé !
« Clic » fit le cran d’arrêt du squale Corse qui apparut sur la terrasse croyant son patron importuné. Le squale, que d’autres appelaient le rapace, s’approcha de Phil Guevara (qui lui avait mixé squale et rapace pour le surnommer Rasqual voire Rascal pour faire plus continental). Le Boss, le voyant arriver, lui dit « Ce pékin veut turbiner pour le gang des Flingos du Sud. Ca tombe bien, avec Jo SMX qui a pris quelques trous dans la peau, il va pouvoir l’aider, le temps de se remettre. »
Au petit matin, Rascal amena donc le bleu-bitte auprès d’ SMX. Au programme du jour, ramasse de diverses marchandises gaulées par son réseau de monte en l’air pour aller livrer le tout chez le fourgue du gang.
Bibi-pot-de-plumes qui, la veille au soir, avait suivi de loin la conversation entre son Julot et la bleusaille lui avait dit ainsi qu’à Rascal : « il ne me plaît pas votre lascar ! Faîtes lui filer le train, je sens poindre le coup de trafiot dans notre commerce ! »
Dans toutes ses équipes, le Dab n’en voyait qu’un qui pouvait se charger de la mission : José, dit Turbo.
Turbo était réputé pour ne jamais dormir et être capable de traverser la France d’un trait pour ne pas lâcher sa proie.
Donc, à l’heure dite et à l’endroit convenu, Rascal mettait en contact le nouveau avec SMX. La ramasse pouvait commencer.
Premier point de collecte, une rencontre discrète avec un mec à la boule multicolore : le routard74. Un taciturne mais ayant un rendement exceptionnel. La camelote fut vite échangée en silence. Le p’tit punk souriant eut un long regard mauvais sur le coolie de SMX. Mais pas un mot !
Ensuite, le duo collecteur avait rendez-vous avec Dédé. Le célèbre 403Dédé travaillait aussi pour le gang des Flingos du Sud. 403Dédé avait ce surnom parce qu’il était le cerveau d’une équipe de 403 montagnards qui chaque jour, ou presque, faisaient les passeurs à travers les Alpes. Ils passaient de tout : de la clope aux clandés, en passant par la schnouf et le grisby des fonds secrets des Ministres. Il arrivait parfois qu’ils aient de la marchandise à refourguer, d’où le turbin avec le gang.
Le Dédé qui, comme couvrante, utilisait le métier de gardien de biquettes, était franc comme le sont tous les chevriers (sauf peut-être les grecs). Il toisa longuement la recrue et dit simplement à SMX « il ne me plait pas ton bras droit, on embauche vraiment n’importe quoi ! Regarde moi ça, il n’a point d’allure ton assistant, on dirait un matefaim ton assistant ! » Malgré les coutures pas encore bien ficelées, SMX rigola un bon coup, tout en disant « Aïe » !
Il restait plus qu’une ramasse mais chez un bizarre.
Les deux compères du jour avaient rendez-vous dans une usine à l’abandon avec un certain Ozo. Jo SMX expliqua que cet Ozo était aussi un punk. Un jour qu’il avait abusé du snif sur son litron de trichlo, ce dingue inventa un mélange à base de flotte et d’un certain nombre de déchets toxiques et que finalement son truc avait le goût, la couleur et l’aspect du Beaujolais nouveau. Le seul défaut, c’est qu’il fallait le revendre en trois jours, parce qu’après les bouteilles en verre avaient tendance à ramollir ! Autre point noir : les cuvettes des gogues ont aussi tendance à fondre au passage des consommateurs ! Mais, aux eaux, il donne l’aspect du vin, d’où son nom. Et ça rapporte ! Un autre l’a fait il y a 2000 ans et son bastringue gagne encore pas mal de blé !
Effectivement, le débutant découvrit, au milieu d’un capharnaüm de vieux bidons pourris et de bouteilles informes, une espèce de Sid vicious à la crête rouge, avec un regard de chimiste fou perdu dans ses odeurs tchernobyléennes. En transvasant les boutanches de produit pinardier, l’apprenti gangster put constater les risques encourus en voyant fondre une de ses Reebok instantanément alors qu’il mit le pied dans une flaque de vinasse. « Putain, ça craint », hurla-t’il. Ozo lui signala qu’il ne craignait rien : personne n’est jamais mort par contact cutané avec son élixir. Pour les autres causes de décès, faut voir… « Le transport stabilise le produit » ajouta l’homme à la peau percée.
Une fois les colis de chimie sauvage chargés, plus quelques kilos de TNT maison offerts, la nouvelle équipe de ramasseurs pouvait enfin se rendre chez le fourgue. Un certain Kinoroute qui, derrière une apparence de paisible retraité de l’intermittence du spectacle, était en réalité un véritable caverniste d’Ali Baba. Le cinéma désaffecté qu’il habitait était un véritable supermarché du crime. Tout ce qui était chouravé, tombé du camion, détourné, trafiqué dans tout la région passait par chez lui.
Après avoir vidé la came, SMX donna rencard à son complice pour le lendemain. Le programme était simple, juste deux ramasses…
Le chauve adipeux quitta donc Jo SMX pour rentrer chez lui. Il ignorait toujours qu’il avait Turbo collé aux miches. Arrivé en ville, le clampin s’arrêta chez un photographe, puis rentra chez lui.
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Bill-d-isere le Sam 3 Jan - 19:56

Le gang des Flingos du Sud
Episode 3
Le pisse-papier


Le Tchévelu profitait de la douceur d’un soir de printemps pour fumer son Havanne sur la terrasse de l’Abbaye de St Perray, transformée en casino clandestin par ses argousins depuis bien longtemps.
Un client de son claque s’approcha timidement : « Euh, vous êtes bien Monsieur Phil ? » Pas de réponse. Le Boss dévisageait cet impudent : un petit bonhomme pas très haut, un peu trop grassouillet, le regard fuyant d’un chien battu. Phil remarqua le crâne plutôt clairsemé. « il ne ferait pas un beau trophée pour Géronimo » se dit il. Le trois pommes suait abondamment « c’est bien vous qu’on appelle le Tchévelu ? » Je voudrai bosser pour vous.
Le Dab se dit que le cave était gonflé !
« Clic » fit le cran d’arrêt du squale Corse qui apparut sur la terrasse croyant son patron importuné. Le squale, que d’autres appelaient le rapace, s’approcha de Phil Guevara (qui lui avait mixé squale et rapace pour le surnommer Rasqual voire Rascal pour faire plus continental). Le Boss, le voyant arriver, lui dit « Ce pékin veut turbiner pour le gang des Flingos du Sud. Ca tombe bien, avec Jo SMX qui a pris quelques trous dans la peau, il va pouvoir l’aider, le temps de se remettre. »
Au petit matin, Rascal amena donc le bleu-bitte auprès d’ SMX. Au programme du jour, ramasse de diverses marchandises gaulées par son réseau de monte en l’air pour aller livrer le tout chez le fourgue du gang.
Bibi-pot-de-plumes qui, la veille au soir, avait suivi de loin la conversation entre son Julot et la bleusaille lui avait dit ainsi qu’à Rascal : « il ne me plaît pas votre lascar ! Faîtes lui filer le train, je sens poindre le coup de trafiot dans notre commerce ! »
Dans toutes ses équipes, le Dab n’en voyait qu’un qui pouvait se charger de la mission : José, dit Turbo.
Turbo était réputé pour ne jamais dormir et être capable de traverser la France d’un trait pour ne pas lâcher sa proie.
Donc, à l’heure dite et à l’endroit convenu, Rascal mettait en contact le nouveau avec SMX. La ramasse pouvait commencer.
Premier point de collecte, une rencontre discrète avec un mec à la boule multicolore : le routard74. Un taciturne mais ayant un rendement exceptionnel. La camelote fut vite échangée en silence. Le p’tit punk souriant eut un long regard mauvais sur le coolie de SMX. Mais pas un mot !
Ensuite, le duo collecteur avait rendez-vous avec Dédé. Le célèbre 403Dédé travaillait aussi pour le gang des Flingos du Sud. 403Dédé avait ce surnom parce qu’il était le cerveau d’une équipe de 403 montagnards qui chaque jour, ou presque, faisaient les passeurs à travers les Alpes. Ils passaient de tout : de la clope aux clandés, en passant par la schnouf et le grisby des fonds secrets des Ministres. Il arrivait parfois qu’ils aient de la marchandise à refourguer, d’où le turbin avec le gang.
Le Dédé qui, comme couvrante, utilisait le métier de gardien de biquettes, était franc comme le sont tous les chevriers (sauf peut-être les grecs). Il toisa longuement la recrue et dit simplement à SMX « il ne me plait pas ton bras droit, on embauche vraiment n’importe quoi ! Regarde moi ça, il n’a point d’allure ton assistant, on dirait un matefaim ton assistant ! » Malgré les coutures pas encore bien ficelées, SMX rigola un bon coup, tout en disant « Aïe » !
Il restait plus qu’une ramasse mais chez un bizarre.
Les deux compères du jour avaient rendez-vous dans une usine à l’abandon avec un certain Ozo. Jo SMX expliqua que cet Ozo était aussi un punk. Un jour qu’il avait abusé du snif sur son litron de trichlo, ce dingue inventa un mélange à base de flotte et d’un certain nombre de déchets toxiques et que finalement son truc avait le goût, la couleur et l’aspect du Beaujolais nouveau. Le seul défaut, c’est qu’il fallait le revendre en trois jours, parce qu’après les bouteilles en verre avaient tendance à ramollir ! Autre point noir : les cuvettes des gogues ont aussi tendance à fondre au passage des consommateurs ! Mais, aux eaux, il donne l’aspect du vin, d’où son nom. Et ça rapporte ! Un autre l’a fait il y a 2000 ans et son bastringue gagne encore pas mal de blé !
Effectivement, le débutant découvrit, au milieu d’un capharnaüm de vieux bidons pourris et de bouteilles informes, une espèce de Sid vicious à la crête rouge, avec un regard de chimiste fou perdu dans ses odeurs tchernobyléennes. En transvasant les boutanches de produit pinardier, l’apprenti gangster put constater les risques encourus en voyant fondre une de ses Reebok instantanément alors qu’il mit le pied dans une flaque de vinasse. « Putain, ça craint », hurla-t’il. Ozo lui signala qu’il ne craignait rien : personne n’est jamais mort par contact cutané avec son élixir. Pour les autres causes de décès, faut voir… « Le transport stabilise le produit » ajouta l’homme à la peau percée.
Une fois les colis de chimie sauvage chargés, plus quelques kilos de TNT maison offerts, la nouvelle équipe de ramasseurs pouvait enfin se rendre chez le fourgue. Un certain Kinoroute qui, derrière une apparence de paisible retraité de l’intermittence du spectacle, était en réalité un véritable caverniste d’Ali Baba. Le cinéma désaffecté qu’il habitait était un véritable supermarché du crime. Tout ce qui était chouravé, tombé du camion, détourné, trafiqué dans tout la région passait par chez lui.
Après avoir vidé la came, SMX donna rencard à son complice pour le lendemain. Le programme était simple, juste deux ramasses…
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Pipof le Dim 4 Jan - 13:11

Merci encore à bill pour avoir rectifié mon erreur.
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Bill-d-isere le Sam 10 Jan - 17:58

Le Gang des Flingos du Sud

LE PISSE-PAPIER( suite )

Episode 4


Au p’tit matin, Turbo, qui avait chouffé toute la nuit, alla au troquet du coin boire un jus. Sur une table traînait le canard local avec en grand titre à la une : « Notre reporter infiltré parmi le gang des Flingos du sud ». José en avala son noir de traviole. Il lui fallait prévenir le Tchévelu immédiatement. Il courut donc à son sous-marin passer un coup de turlu au boss par le biais de son téléphone crypté. Oui, parce que le Turbo, en plus d’être un mec qui ne dort jamais, est un petit génie de l’électronique. Son piège est non seulement équipé de 5 GPS et de 4 suivis par satellite mais aussi de 6 ordinateurs tous armés de logiciels de trucage d’adresse IP et de cellules de cryptage de liaisons.
Turbo pouvait suivre n’importe qui en lui posant une puce émettrice au cul mais lui était impossible à repérer !

Il passa donc un coup de bigophone au Dab.
Pour le moins qu’on puisse dire, à 6 heures du mat, ce fut une voix pâteuse qui répondit « P’tain, chier, bordel, t’as vu l’heure José ? Merde ! ». A cette heure là, le Singe avait tendance à oublier toutes les convenances que sa légitime tentait de lui inculquer depuis des années. José ne put s’empêcher de rire en imaginant le chantier capillaire qui devait orner le sommet de l’anatomie chefienne. Ce n’est pas une légende que de dire que la tignasse du Boss au réveil ressemblait à Guernica si Pablo l’avait peint dans le désordre !

Turbo lui raconta la une du torche-cul du jour et fit la description de la photo qui ne laissait aucun doute : ça causait bien de Jo Smx et de Kino !

Phil Guévara resta tout d’abord dubitatif… (ce qui ne veut pas dire éjaculateur précoce !)

Puis il décida de faire mettre Kino au vert. Dans le gang des Flingos du Sud on ne laisse pas une antiquaille se faire alpaguer ! Les murs humides de la Grande Maison de la place des Recollets à Privas, c’est pas bon pour les rhumatismes des vieux, ça leur fait craquer les articulances !

Le fourgue fut donc chargé par Dédé et ses 403 passeurs qui l’embarquèrent manu-militari vers un chalet dans un alpage Suisse. Chalet si paumé et bien surveillé que même les plus fondus des cagoulards du GIGN (ou du FLNC, je les confonds toujours à cause des similitudes dans les méthodes) n’oseraient tenter d’aller y coxer l’ancêtre.

Pendant que Kino filait vers le pays des dealers de Ricola, Dridri, Alex, Razeau et quelques autres régionaux du gang débarrassaient son souk. Quoi de mieux pour cacher la camelote, s’était dit le Dab après un litre de kawa, qu’un container faussement en perdition entre la Chine et le Guatemala ? Evidemment, le tout soigneusement plombé par le gang avec la pince adéquate que seuls les gabelous à pattes rouges ne trouvent jamais quand on en a besoin !

Pour ce faire, le taulier avait l’aide d’un commissionnaire breton installé à Marseille et prêt à toutes les combines dès lors qu’il y avait une bonne boutanche d’hydromel ou de chouchen en plus des 15% de com’.

Une fois la partie « agence commerciale » mise en sécurité loin des renifleurs, il ne restait plus qu’à s’occuper du râble de la balance, juste pour l’exemple, histoire de calmer d’éventuelles autres fouines…

Mais ça, c’est une autre histoire !
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Pipof le Sam 10 Jan - 18:18

Toujours excellent les histoire a Bill.
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Bill-d-isere le Dim 18 Jan - 15:24

Le gang des Flingos du Sud
« La partie de carte »
Episode 5


Jojo-SMX rejoignit l’arpète au point de rendez-vous convenu la veille. Le bizut demanda si le programme tenait toujours. SMX lui indiqua qu’il y avait un petit changement : en fait, les deux ramasses se feraient groupées au même endroit, chez le dénommé Bata.

On l’appelait comme ça parce que le Michel, malgré les bacchantes grisonnantes, était toujours batailleur. Avec son look de cow-boy, il maniait toujours la taloche avec l’aise de ses 20 ans et en préservant l’art et la manière d’un puriste de la baffe.

Un certain Niglo viendrait livrer sa camelote. Lui, on l’avait surnommé Niglo car, comme la petite bête, il avait l’air sympa. Mais dès qu’on l’embêtait, il se foutait en boule et devenait piquant !

SMX conduisit sans pause jusqu’à Beaume les Dames, lieu de villégiature du célébrissime Bata. Le moustachu les accueillit à bras ouvert et les fit entrer chez lui, sans cérémonie. Le Hérisson était déjà là. Une bouteille de vin jaune trônait sur la table, accompagnée d’un joli plat de saucisse de Morteau. Chacun eut bien évidemment droit à sa part et ce fut copieux !

Après le casse-dalle, Bata se mit à raconter ses souvenirs de jeunesse. Ah… le bon temps où on pouvait s’avoiner les ratiches dans les baloches de campagne sans que ça vire au drame, avec dépôt de plainte et dérangement de la maréchaussée ! A l’époque Michel ôtait plus de dents de sagesse en un seul samedi soir que n’importe quel ancien interne de la faculté d’orthodontie de Vesoul durant la semaine. Son loisir à lui, c’était le réalignement musculo-facial des mandibules, façon Dali (ne pas confondre avec Dati bien sûr).

Le jeune recru commençait à montrer des signes d’impatience.

Ce fut SMX qui coupa le récit du Kanak franc-comtois par un «bon, si on passait aux choses sérieuses ? » Aussitôt Niglo renchérit en ajoutant «oui parce qu’on est pas d’ici, nous autres. »

Bata se leva de table et alla tirer les rideaux, non sans avoir scruté les alentours attentivement. D’un coup, l’atmosphère s’épaissit dans la pièce. Niglo, en s’étirant, faisait craquer ses jointures une à une. SMX sortit ses bésicles qu’il astiqua avec une minutie frôlant le toc. Discrètement, enfin le croyait-il, le bleu-bitte envoya un SMS. On le sentait fébrile, comme s’il craignait que la foudre vienne noircir son crâne en peau de fesse.

Michel vint se rasseoir à la table. Se basculant en arrière, la chaise sur deux pieds, il ouvrit un tiroir sous la table et y plongea la main droite. Le p’tit nouveau tressaillit. Michel sortit alors un jeu de cartes et un tapis de velours. « Chic alors ! On va jouer à la bataille » s’exclama Jo. Niglo, à coté, irradiait de joie également.

« Quoi ? ? ? C’est quoi ce bordel » ne peut retenir le cadet, subitement devenu tout pâle.
« Ben, on m’appelle Bata, parce que je suis un as de la bataille ouverte, Jo ne te l’avait pas dit ? », répondit le plus candidement Michel.
« Mais enfin, c’est pas possible, reprit le cave, moi j’ai… je…que… Bref ! Je ne suis pas venu là pour ça ! On joue du fric au moins ? »
Niglo, hilare, «ah non, ça c’est illégal ! Imagine si les perdreaux débarquent ! Tiens d’ailleurs, finis ton vin jaune, on passe au lait fraise »

Alors que Bata distribuait les cartes, on cognait à la porte «Police ! Ouvrez ou on rentre de force ! ». Très calmement, Michel répondit «entrez donc, c’est ouvert ! On est dans la cuisine ».

Immédiatement déboulèrent dans la pièce le commissaire divisionnaire Deschien suivi de son assistante, la belle Mademoiselle Luna. Elle-même suivie d’un plein car de flics, ce qui fait bien plus de viande qu’un quart de poulet. La phrase type, tant apprise dans les académies de police, tomba directe de la bouche du divisionnaire Deschien : « Messieurs, vous êtes en état d’arrestation ». Niglo, à la limite du fou rire répondit «et pourquoi donc ? » « On va trouver ! » lança prestement la belle Luna avec assurance.

Seul le petit nouveau avait l’air terrorisé par la stature stoïque du divisionnaire. Il faut dire que les trois autres connaissaient déjà le Deschien et ne se laissaient plus avoir par ce regard froid du cinquantenaire qui semblait déjà en avoir vu d’autres. Son air de vieux loup de la marine blasé visiblement aujourd’hui les approchaient plus de la crampe de rire que de l’envie de confession ! La partie de cartes continuait pendant que les poulets, tunique et pantalon aux pattes bleues (même pour ceux qui n’étaient pas de Bresse) fouillaient toute la cagna.

Jo, resté très concentré sur ses cartes, sans même un regard pour les formes plus que bien proportionnées de la poulette (formes qui auraient pu donner envie à n’importe quel brigand d’épouser le corps répressif de l’antigang) abattit l’as de cœur sur le tapis vert en annonçant «Michel, je ramasse le pli ! Verse-moi mon dû en liquide immédiatement ! » Entendant ces mots, Dupont et Dupond eurent une mine réjouie, s’attendant à ce que le célèbre Bata, à qui ils rêvaient de mettre les pinces depuis près de trente piges, sorte les biftons, donnant ainsi le statut de tripo clandé à sa modeste cuistance.

Mais, le voyant servir un verre de lait de Montbéliarde cru à SMX, Deschien et Luna tiquent (Ah ! Vous aviez cru que j’allais vous épargner ce jeu de mot lamentable, hein ? Mais vous croyez quoi ? Vous pensez peut-être lire les frasques sexuelles de Napoléon racontées avec soin par Max Gallo de l’Académie Française ? Eh bien non ! Ce n’est que du Bill d’isère… Et puis d’abord, si j’avais Gallo comme blaze, je me serais fait peintre à la place de scribouillard. Comme ça on pourrait dire que Gallo peint ! Paf, deuxième jeu de mot pourri mais facile à caser dans les repas de communion dans la belle-famille, sympa l’auteur, non ?).

Malgré une fouille poussée de la turne à Michel force fut de constater qu’il n’y avait rien ici d’illégal ou même d’illicite (vaste sujet de dissertation que la différence entre les deux. Si les gosses vous font chier pendant le match, demandez-leur de plancher sur le sujet), comme pas plus d’objet recelé. Même le yatagan ayant servi à trancher la Morteau avait une lame plus courte que la largeur de la paume des battoirs à baffes de son proprio…

Le divisionnaire Deschien, encore plus livide que de tradition, n’eut pu que lever la mise en état d’arrestation des quatre cartistes et se retirer avec politesse, comme le lui indique son code de déontologie (qui depuis 32 ans sert à caler les pieds de l’armoire si gracieusement offerte par belle-maman en guise de dot).

Une fois la volaille partie en direction du poulailler, trois regards se posèrent sur un seul membre de l’assistance…

Suite dans l’épisode suivant !
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Pipof le Dim 18 Jan - 21:45

Ha sa s'approche ou je vais etre la vedette.

merci Bill.
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Bill-d-isere le Dim 1 Fév - 11:29

Les Flingos du Sud
Episode 6
On vient enlever un colis


Niglo qui, comme souvent, affichait un air absent se leva immédiatement sans mot dire, dans une précipitation frisant (non, pas toi le Tôgne !) l’affolement. Bata en fit concomitamment de même et se jeta sur la crémone de la fenêtre qu’il ouvrit.

Niglo posa gaillardement une main ferme sur l’épaule de l’adipeux puis, se fléchissant en avant, lui agrippa de l’autre main le pantalon juste un rien en dessous de la ceinture. Au craquement et au rictus induit, on devina que ce fut douloureux, mais pas pour Niglo qui, dans un geste de parfait lanceur de poids, expédia le petit quintal cholestérolique par la fenêtre béante. « No name is has been » dit-il d’une voix mécanique.

Contrairement à ce que les trois membres du clan des Flingos du Sud attendaient, ce fut un bruit métallique et sourd qui leur arriva aux esgourdes. Ils s’avancèrent collégialement à la fenêtre pour constater que le colis aérien gisait les bras en croix, comme un pigeon tombé du nid, sur le capot délavé d’une Saab 96 orange et verte, ornée d’un écusson rouge à croix blanche. Vu d’en haut, une éponge marine en sortit en hurlant «non, mais ça va pas bien, ou bien, de jeter vos équevilles sur mon autô ? » L’éponge de mer, tenant le col du déchet à deux doigts comme s’il eut été dégueu leva alors un visage fâché en direction des trois acolytes restés à l’étage. C’était Anthony 112, dit le Tôgne !

Il était accompagné de Frelon, Ozo et Nounours. Ozo, vous le connaissez déjà. Mais si ! Vous avez oublié ? Bien fait, ça vous obligera à relire les épisodes précédents, na !
Par contre, je ne vous ai pas encore moufté le pedigree du Frelon, ni celui du Nounours…

Frelon, belle bête helvète, avait monté une affaire d’exportation de noyaux d’abricot, traités à la méthode du vénérable Aboulcassis qui, comme chacun le sait est l’inventeur de la machine à distiller : l’alambic. Il possédait sa propre machine qu’il cachait dans un mayen appartenant à une certaine veuve Cotine. Un mayen est une espèce de petit chalet sommaire qu’on trouve dans les alpages suisses (là où se cache la vache violette), tout juste fait pour se tenir à l’abri les soirs d’orage. Du coup, Frelon appelait son alcool de contrebande «l’abri Cotine ». Pour fabriquer cette bombe incendiaire d’œsophage, il s’était au départ associé avec un dénommé Johanny Sberg, un Suédois, je crois. Mais suite à un diffèrent commercial (genre une erreur d’adresse de livraison : une histoire de chambre 11 dans un hôtel avec vue qui vous dessaoule le plus fin caisse des moines Chartreux chargé de la goutance de l’élixir avant mise sur le marché avec en prime, en l’occurrence, levée intempestive de la robe de bure) le Frelon aurait descendu ce Johanny Sberg sans sommation, après lui avoir mis un coup de tire-bouchon en pleine face !

Pour exporter son alcool sans acquitter les droits de douane, il le planquait dans les cors des alpes du célèbre groupe «le souffle de Sion » qui, vous ne pouvez l’ignorer, se produit à chaque instant partout dans le monde et, n’ayons pas peur de le dire, pour la plus grande joie de chacun. Il est vrai qu’un petit air soufflé par le Sion de bon matin augure d’une bonne journée et ravit un homme. Quelle meilleure couvrante, en plus pour tout trafiquant, que le groupe culturel ?

Si toutefois un pandore trop zélé voulait vérifier que les cors au son caverneux (honni soit qui se marre en y pensant) ne soyent (ben oui, mais c’est un douanier qui pense) pas garnis d’objets de contrefaçon de contrebande (ça pense puissant un patte rouge !) en soufflant dedans, Frelon qu’on appelait aussi Pipof (vous allez voir pourquoi, y’a pas de hasard) conseillait alors subtilement d’aspirer plutôt que de souffler. En soufflant, ajoutait-il, l’instrument produirait un son plus ou moins gracieux suivant les talents Dizzy Gillespinien du gabelou qui ne manquerait pas, à coup sûr, de réveiller le chef en plein pendant son travail. Ce qui conduirait inévitablement à le foutre furax pour le restant de la sainte journée. Invariablement, le poulagat zélé, trouvant la remarque judicieuse, aspirait dans le tromblon tout ce que ses poumons bitumés au Mc Adam (résultante d’une foultitude de saisies clopesques contrebandières) lui permettaient. Là, sans coups férir, l’agent des douanes s’aspirait direct derrière la cravate les 8 à 10 litres d’abri Cotine pure contenue dans l’instrument. Aucun képi sur la planète n’avait résisté au truc, même pas les Ruskoff qui pourtant s’en envoient des liquidités dans la tuyauterie digestive ! Bilan de la ruse freloniène : le douanier tombait raide-mort d’une overdose alcoolique systématique, confirmée par un docteur en médecine légale concluant à un accident du travail. Qui irait invoquer autre chose que l’AT pour un douanier clamsant d’un coma éthylique ? Puis entre nous, faut déjà être pas mal cirrhosé soi-même pour faire médecin légiste comme job et tripatouiller du cadavre d’occasion alors qu ‘en ayant fait son CAP de médecine, on peut faire chef de service à la Pitié-Salpé et se fabriquer du cadavre tout neuf tous les jours avec la bénédiction de la sécu, non ?

Bon, pour Pipof et l’idée qu’il n’y a pas de hasard, vous aviez cru que j’avais bouffé la consigne en route, hein ? Et ben non !!!

C’est vrai qu’il m’arrive parfois de perdre de vue en route une idée que je suivais pour suivre une bonne paire de loches. Mais à la fin, c’est quand même plus souvent que je rentre me coucher avec mon idée qu’avec la paire de loches…

Donc, Frelon, on l’appelait Pipof, parce que suite à ses conseils le douanier aspire, puis pof (pipof) tombe raide !

En parlant de raide, z’auriez pas vu passer la paire de loches que je suivais depuis tout à l’heure ?

Me reste à vous présenter Nounours, le CGT, mais ça, c’est une autre histoire !
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Pipof le Dim 1 Fév - 14:39

Excellentissime, comme toujours.
maintenant on sait pourquoi pipof et on sait ce que je fait dans la vie.
l'eau c'est toute ma vie.
c'est pour sa que j'ai appeler sa L'EAU DE VIE.
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Nounours38 le Jeu 21 Mai - 10:55

excellent, je me suis bien marré, mais je reste sur ma "fin" , j'attendais a chaque detour, une allusion sur moi, mais quand au dernier chapitre je vois arriver mon pseudo, je commence a moins rire,"petard que va t il bien pouvoir dire sur mon compte lol"
mais snifff,
juste une petit phrase en fin de page, snifff. :roll:
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Pipof le Jeu 21 Mai - 12:17

Oui mais il y aune suite .
mais elle ce laisse attendre.
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Bill-d-isere le Jeu 21 Mai - 13:23

Ah oui, il faut que je fouille dans mes archives...
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Bill-d-isere le Jeu 21 Mai - 13:34

Le gang des Flingos du Sud
Episode 7 : le pedigree du CGT




Nous en étions donc à la description de la fiche du casier Edvige de Nounours, dit le CGT, abréviation de Connu Généralement comme Trublion.

Le gars travaille en solitaire. Son truc à lui c’est le détournement de bonnes mœurs, à visées lucratives. Avec sa trombine de bad-boy, d’ours mal léché, le gus approche les bourgeoises délaissées par leur daron et, après avoir joué de son côté marlou des bas quartiers, il leur décoche son sourire « Pep’s aux dents » ravageur, avec la canine brillante qui vous lance un éclat et tout le toutime !

Comme il est de notoriété publique que la rombière de boulevard fréquente en rallye, se fiançaillouse en maison de campagne en mai pour épouser en grande pompe à la Basilique dans le but de ne se reproduire qu’entre gens du même milieu, le Nounours sait bien que ce style de bergère se laisse facilement bombarder le Monté Cassino par des zouaves de seconde recrue.

Alors Youri (si si ! Je vous jure que c’est son vrai blaze, estampillé par le Préfet de son A.O.C. de naissance) avait bien pané que, quitte à jouer du trombone à coulisse, il était plus agréable de le faire dans un page 3 étoiles avec sortie sur cour pour Mâdâme que dans la fanfare des mutilés de guerre de Pont-Aven !

Mais, si le turbin de gigolpince nourrit bien son homme tout en travaillant couché, Nounours avait bien compris qu’avec les années qui s’additionnent le coup de rein use le travailleur et qu’avec la chute des tifs, c’est encore fréquent que le cours du poireau se tend vers le bas plus fréquemment que vers le ciel et, franchement, Nounours se voyait mal pour assurer ses vieux jours, finissant comme son illustre prédécesseur Nassimo, ridiculisé à 4 pattes dans la boue d’une ferme TF1nisée en snifant le cul d’une baronne hors d’âge aux nibards siliconés et vibrants grâce à l’action conjuguée des docteurs Maures, pour la partie PVC recyclé, et Parkinson, pour le mouvement perpétuel.

Il s’était donc peaufiné quelques petits à-côtés à son chagrin !

En premier lieu, pendant que d’une main experte il ouvrait le robinet de la fontaine entre deux colonnes (putain que c’est poétique ! Tiens pour dire, ça m’en arrache une !) de l’autre il raflait quelques biftons dans le sac de l’épouse adultère.

Par la suite, son idéal communiste le poussa à recueillir aux coins des oreillers du groupe Accor, parfumés aux désinfectants de grandes marques et aux adoucissants puants, quelques séries de numéros qui, une fois énoncées à un quelconque bouvier helvète ou à n’importe quel sardinier monégasque (pour peu qu’ils fut accoutré d’une cravate trop courte et d’une veste aux couleurs criardes d’une de ces banques qui fleurissent dans les îles où les autochtones ne gagnent pourtant pas plus de 5 dollars par tonne de copra râpée avec les dent), se transforment immédiatement en billet gagnant d’un loto duty-free.

La Marie-Chantal du jour avait encore la culotte sur les genoux que Nounours avait déjà la main dans le bas de laine (z’avez noté le jeu de mot : culotte sur les genoux / bas de l’aine ? Finaud l’auteur, non ?).

Va porter plainte toi, après avoir commis de concert le péché de copulation et d’adultère, le tout avec un mécréant adepte des thèses de Karl Marx concernant la lutte des classes et de Walt Disney sur le partage des richesses selon son œuvre intitulée « Robin Wood », parce que le beau t’a fait main basse sur le mignon que tu étais censée consacrer uniquement à la sauvegarde de la race en lui faisant démouler de l’héritier tant que le beauf Evêque pourra en bénir (et accessoirement la C.A.F. en financer) et qu’en même temps il t’a fait main basse sur le magot que, comme tout bon électeur de droite, ton légitime avait mis à gauche !
Va expliquer au Maréchal des Logis Chef que le pognon que tu soustrais à l’Etat (son employeur) te manque tant pour soudoyer le taulier de l’ENA pour que ton Jean-Eude ait son diplôme car il a déjà une place de haut fonctionnaire à 12 000€ par mois qui l’attend place Beauvau : attaché à la réduction du budget du Ministère de M.A.M. !

A coup sûr, le képi notera le tout scrupuleusement sur sa machine à écrire qui date de Clémenceau…

Je peux vous dire qu’ainsi, le Nounours, il en a plumé de la volaille et pas que de la dinde de basse-cour !

Maintenant que les personnages sont campés, il ne reste plus qu’à livrer le babillard mais ça, c’est une autre histoire !
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Nounours38 le Jeu 21 Mai - 13:54

Merci Laurent,
Euh aurai-je perdu l'occasion de me taire....

Non sans blague j'ai rigolé, en sourdine, ne voulant pas deranger, la "baronne" avec qui je partage nos jours heureux.

Je ne peux que t'encourager a continuer, c'est un régal.
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Bill-d-isere le Jeu 21 Mai - 13:59

Cette épisode date d'une époque où tu étais encore jeune et inconscient !

Et entre nous, heureux de ne plus te savoir sur le marché ! :D

Quant à la suite de l'affaire... Vu les développement du réel, il faut que je trouve une nouvelle voie.

Pour tout dire, j'ai un peu laissé tombé ce thème...

Mais, je pense que devrait appaitre un de ces 4 une espèce de mafia Franco Suisse...
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Pipof le Jeu 21 Mai - 14:11

On ce réjouis deja .
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par ruca30 le Jeu 21 Mai - 14:29

On attends avec impatience.
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Nounours38 le Jeu 21 Mai - 14:41

tout comme les copains, j'attends la suite.....
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Bill-d-isere le Jeu 21 Mai - 17:47

Depuis tout à l(heure, il y a un p'tit début de suite...
Va y avoir de la grince dentaire...
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Bill-d-isere le Ven 22 Mai - 21:19

Le gang des Flingots du Sud
Episode 8 : le virage



Depuis quelques temps déjà, on sentait poindre le ramollissement chez le Dab. Pépère commençait à avoir un trognon de pomme tapée. Il faut dire que le Daron avait bien capitalisé l’affaire et que du coup, il avait des envies de confort, de jus de fruits frais, dans un sofa douillet sur la terrasse d’un pav’ d’un patelin ensoleillé. La croûte avait même bien entouré le pâté depuis que le Dab, par souci de quiétude, avait mit à l’ombre du clocher quelques uns de ses illustres associés. En cela, il fut bien aidé par quelques nouveaux de ses sacristains… :
- Exit, le Mr Yvon. Il se trouva un jeune student pour le sulfater sans autre raison que d’être bien vu par l’ordonnancier ;
- Out, le Fourgue. Disparu sans trace, on suppose une soustraction de sa personne pour cause d’erreur d’addition ;
- Révoqué le Baffeur franc-comtois aux mains d’or ;
- Exilé le Passe-montagnes d’Etupes ;
- Déshydraté le Dégenciveur valaisan ;
- Délocalisé l’Ours-Rageur du Beaujolpif ;
- A la balançoire le Dézingueur bernois et ses noyaux d’abricot ;
- Eradiqué le Fumeur de paille de riz camarguais ;
- Estouffancé le ZZ Top des terres froides et sa machette chromée ;
- Au pilori la Fafioteur de l’argoat et son phrasé de lettré ;
- Braisé aux p’tits oignons Pat-le-Breizh et ses mijotances singulières ;
- Même la p’tite Mumu fut poudrée en règle dans la salle à bouffer d’une mangeoire à ouvrier !

Moi, j’vous l’dis, ça a dégommé sec chez les Flingots ! Ca tombait comme à Gravelotte. Le pire, c’est que se sont les pointures, les expérimentés, ceusses avec diplômes qui tombaient, tels des scathophaga stercoraria (ah ! c’est dur à lire, hein ? Mais c’est plus élégant que mouche à merde, n’est il point ?) Bon en plus, je me doute bien que vous allez apprendre ce nom par cœur pour le rechier au détour d’une conversation sans intérêt, juste pour vous la péter grave ! Genre : « ça vous arrache un poil que je connaisse des noms pareils !». Alors au lieu de râler sur l’auteur qui se violente l’iliaque (pas l’Odyssée, quand même) pour trouver des excentricités, remerciez-le donc par avance pour votre minute d’étalement sapiencique future. Il faut dire que chez les matoux, nous n’étions pas préparés aux méthodes des barbizets que le taulier recrutait maintenant.

L’Ancien, avec ses envies de confort, ne se voyait plus passer quelques calendriers dans un 8 m² cuisine à Fleury-Méro. Alors le Chef s’est reconverti dans le chérubin.
Finis les fric-frac d’envergures, pliées / rangées les pétoirades en plein jour avec les condés devant les guichets d’une agence de la Sociét’ Géné, oubliée la taxation systématique du p’tit commerce et de l’artisanat. L’usinage de l’équipée, maintenant, se limite à arracher le sac des mamies, braquer la camionnette de la poste et autres tiroirs-caisse de cani de quartier. De l’enfantillage quoi et tant pis pour le prestige !

Le Daron vivait donc de plus en plus sur la rapine et la gloire passée. La Daronne, elle, avait pris pignon sur rue. Elle avait ouvert ce que les caves enoseillés appellent une galerie d’art contemporain. En fait, il s’agit de pisser en couleur sur un fond de toile de jute. Ensuite, pour la beauté supposée de la crotte, il suffit d’afficher un prix en rapport avec le pétage de boulon et la prétention du (de la)prétendu(e) artiste.Plus le foucard est cintré, plus le prix est élevé et donc plus c’est beau. C’est quand même bath quand le pigeon se plume tout seul.
En plus l’Etat, dans sa grande mansuétude, a compris que, quand l’arnaque est bonne, il est plus rentable de jouer le rôle d’organisateur de la fête à neuneu plutôt que celui du père Fouettard ! Ben oui, vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi les grand Timoniers en plus de construire des écoles, des casernes et des zonzons (pour embrigader le populo) construisent aussi des musées ? Vous croyez que c’est pour la culture des masses laborieuses ? Plaisanterie ! C’est juste pour inciter les blaireaux à acheter les vomis peints et autres étrons de bronze plus ou moins représentatifs. En plus, le dealer constitutionnel, pour attirer le chaland, offre une TVA réduite à 5.5% (Taxe Vite Accouchée).

Mais alors que le Grand Kibir se rachetait une conduite, il se trouvait de plus en plus de monde parmi la main d’œuvre qualifiée pour ouvrir la boite à camembert afin de faire part au Pacha que l’affaire partait en couille. Faut dire aussi que les blanchis du harnais n’y retrouvaient plus leurs billes. Plus de gros coup, c’était déjà une couleuvre raide à gober. Mais voilà que le Singe devenait bégueule et voulait interdire les réjouissetées en public :
- Talibanisées les beuveries les soirs de grande remise ;
- Emburkanées les poulettes girondes ;
- Défiscalisées les gagne-fesses ;
- Hallalisée la consommation de boissons d’homme !
Tout ça, je peux vous dire que ça faisait fâcherie chez les gradés du régiment !

Mais le Supérieur n’en démordait pas. Il fallait maintenant être respectable ! Pour le conforter dans sa dérive honnête, il s’entourait même de repentis. C’est d’ailleurs ceux là qui formaient la marmaille qui postulait en masse. C’est ensuite ces jaunes et ces poulbots qui dézinguaient les chevaliers d’industries réticents qui osaient remettre en cause les orientations du Directoire. Alors les œuvrants qualifiés reprenaient le baluchon les uns après les autres, préférant travailler en affranchis. Le Dab en était même soulagé ! Chaque départ d’un cador l’éloignait de la case « maison de Santé » et chaque départ d’un cador sans solde de tout compte mais tout de même signé de trois plombs entre les omoplates écœurait un peu plus les purs et durs. Personne n’avait jamais vu un Daron laisser partir un cadre sans réagir copieux. Moins il faisait rentrer de beurre dans les épinards, le Singe, plus qu’il en avait dans la serrure que ça disait dans les rangs ! Il y avait même des fondateurs qui se remettaient à leur compte sans que le Boss lance de vendetta !

Dans la troupe des désappointés, il s’en trouva quelques uns qui décidèrent d’une assemblée générale de cesséssionistes (ou sécessionnistes, pas pareil mais peut le faire aussi, à vous de choisir). Ils se donnèrent rendez-vous dans la capitale mondiale de la pierre tombale, quelque part sur les terres du Bill d’isère dans un recoin du Dauphiné…

Mais ça, c’est la suite de l’histoire !

PS: merci à Elise31 pour sa patte améliorante Wink
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par minos202 le Dim 24 Mai - 9:50

Magnifique Bill !!
Quel talent !!!
Encore , encore .......

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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Bill-d-isere le Dim 24 Mai - 10:02

La suite découlera du week end prochain, alors soyez bon !
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Pipof le Dim 24 Mai - 11:39

je me demande vraiment ou est la capitale de la pierre tombale.???? :D
Trop bien te suite
Ou comment passé d'un forum a un autre sans trop changer l'histoire.
Encore bravo mon Bill t'est un champion .
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Bill-d-isere le Dim 24 Mai - 11:43

N'exagèrons pas quand même ! Je suis juste un p'tit gars qui aime amuser les copains !
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Pipof le Dim 24 Mai - 11:45

On te connait
c'est vraiment cool cette histoire
tu vas surement trouver plein de truc en capitale :D
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Re: Le gang des Flingos du Sud

Message par Bill-d-isere le Dim 24 Mai - 17:53

Je compte sur vous ! Je vais garder un p'tit carnet à portée de main :D
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